Le Pavillon de la France aux expositions universelles

Depuis 1851 et la première exposition universelle de Londres, les nations du monde entier rivalisent d’ingéniosités technologiques et industrielles pour développer le progrès humain. Chaque pays y expose prouesses et découvertes dans un pavillon central dans un premier temps, puis, à partir de 1867, dans des pavillons nationaux. Nombre de ces ouvrages éphémères font désormais parties intégrantes du patrimoine des grandes cités.

1851-1939 Du pavillon central au pavillon national

Le succès et donc l’élargissement des expositions ont amenés, au fil du temps, l’intégration de Pavillon nationaux. Cependant, jusqu’à la seconde guerre mondiale, les pavillons de la France ne sont pas notoires. La France, ayant organisé à quatorze reprises l’évènement durant cette période, s’est plutôt logiquement appliquée à développer les pavillons centraux, véritable vitrine de la puissance industrielle française.

1958-1970 l’essor technologique

Le bâtiment français de 1958, à Bruxelles, est une véritable prouesse technique : un ouvrage de 12000 m² en équilibre sur une seule pointe. A Montréal 1967, le polytope du compositeur et architecte Iannis Xenakis brille de milliers de fils et lumières. La France dans le monde contemporain à Osaka 1970 est représentée par quatre dômes blancs scintillant nuit et jour grâce à 1500 feux clignotants. La plupart de ces pavillons présentait le mode de vie « à la française » et une découverte de son patrimoine culturel et culinaire.

1992-2010 Le temps de l’écologie

En 1992 à Séville, l’ouvrage de Viguier, Jordy et Seigneur a pour thème la découverte et le savoir. Un toit carré de ciel bleu de 2500 m² ainsi qu’un parvis de dalle de verre compose le bâtiment. A l’intérieur, un puits d’image, allégorie du problème de l’eau dans le monde, est projeté à 20 mètres de profondeur et bordé de parois miroirs reflétant l’image à l’infinie.
Enfin, le pavillon de Jaques Ferrié à Shanghai 2010 est le prototype d’une « ville sensuelle », mélange de nature, d’innovations techniques et d’adaptations au développement durable.

Les expositions universelles ont développé et facilité l’innovation dans de nombreux domaines et marqué à jamais le patrimoine architectural mondial.

Image: Olga & Demid – Fotolia

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